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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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Pourquoi être heureux quand on peut être normal?

Pourquoi être heureux quand on peut être normal?

 

Je l'avais emprunté.
Et puis j'ai voulu avoir le mien, assez rapidement d'ailleurs - dès la douzième page.
Un exemplaire dont je pourrais corner les pages et souligner les passages qui m'importent. Car, dès la douzième page donc, Jeanette Winterson m'a touchée:
"Pourquoi une femme devrait-elle être cantonnée à quoi que ce soit ou par qui que ce soit? Pourquoi une femme ne devrait-elle pas avoir d'ambition littéraire? D'ambition personnelle?"
Puis, plus loin:
"Je crois à la fiction et au pouvoir des histoires parce qu'ils nous donnent la possibilité de parler de nouvelles langues. De ne pas être réduits au silence."

L'écriture, la lecture, nos contradictions, le féminisme, la créativité, les émotions, la résilience, la recherche du bonheur (ou le droit de remonter le courant).
Dans la première partie, surtout, j'ai eu l'impression qu'elle me parlait, à moi, directement et sans intermédiaire. Et pourtant nos histoires n'ont rien en commun. Mais n'est-ce pas, comme elle le souligne si justement, la force de l'écriture, de la lecture?
"Plus je lisais, plus je me sentais liée à travers le temps à d'autres vies et éprouvais une empathie plus profonde. Je me sentais moins isolée. Je ne flottais pas sur mon petit radeau perdu dans le présent; il existait des ponts qui menaient à la terre ferme. Oui, le passé est un autre pays, mais un pays que l'on peut visiter et dont on peut rapporter ce dont on a besoin."

Elle m'a fait penser à Nuala O'Faolain aussi. Ça, je m'en suis rendu compte plus tard - dans mon lit, la nuit.
Et cela faisait bien longtemps qu'une auteure ne s'était pas invitée dans mes pensées, la nuit.