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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 22:48

(et aux miens en particulier)

 

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Je ne suis pas d'une fidélité extrême,

(enfin ça c'était jusqu'à ma rencontre avec l'iphone)

(mon iphone... )

(je ne me lasse pas de répéter son doux nom)

(le prochain épisode sera torride)

(je me tais)

enfin disons plutôt que je n'ai pas une mais des librairies préférées.

 

J'aime aller à l'Atelier (qui cumule maintenant trois librairies), et parfois au Comptoir des mots.

J'aime aussi beaucoup le Le genre urbain, qui a la bonne idée d'ouvrir toute la journée le dimanche (salvateur après une réunion clubesque qui ouvre mon appétit livresque...) et où les demoiselles sont de très bon conseil - pour les rares fois où l'inspiration me fait défaut (cela dit, au vu des découvertes que j'ai ainsi faites, ce n'est pas plus mal d'être désemparé de temps en temps).

 

Mais mes deux préférées sont sans conteste:

A tout lire: une librairie au volume improbable qui contient une grande sélection, répartie sur des étagères et des piles partout... On se croirait presque au beau milieu d'une bibliothèque personnelle et non dans une librairie. Je m'y suis tout de suite plue, et pourrai y passer des heures!

Le Divan: où l'ambiance est quelque peu différente. La première fois que j'y suis entrée, j'étais à la fois ravie (je cherchais une librairie désespérement dans ce quartier qui n'est pas le mien, et que je n'aime pas tellement) (hors du vingtième, point de salut!) (sectaire, moi? si peu...) et en même temps refroidie par les portiques anti-vols à l'entrée. Mais petit à petit (étant obligée de passer régulièrement dans ce coin), je l'ai peu à peu aimée pour son choix immense (je trouve toujours ce que je cherche) (bon ok je ne suis pas à la recherche d'une thèse chinoise traduite en cyrillique mais bon) (j'ai écumé trois librairires avant de trouver au Divan Les misfits que je dois lire pour le Club) (c'est-à-dire d'ici dimanche, ahum... pression), pour sa belle sélection de beaux livres (beaucoup de choix, notamment en mode, mon sujet de prédilection tout de même), pour son chouette rayon poésie (et oué maintenant je lis de la poésie) (même pas peur) (et non je ne suis pas qu'une vile consommatrice accro à son nouveau joujou de pomme paré), et pour son personnel! De la gentille demoiselle qui me conseille des auteurs en fonction de mes destinations de vacances au monsieur de la caisse qui commente tous mes achats avec bienveillance (et m'encourage pour la poésie!).

(parfois je trouve ça presque indécent, j'ai l'impression qu'il lit en moi)

(étrange impression dont je n'arrive pas à me défaire)

(et NON ce n'est pas un fantasme refoulé).

 

Bien évidemment, cette mini-liste est loin d'être exhaustive, il y a aussi les librairies des musées, celles d'Aix-en-Provence, et tant d'autres...

(mon coeur ne connaît pas de frontières)

(mouhahaha)

(je devrais écrire des chansons)

 

Vous l'aurez compris, j'aime mes libraires, j'aime les libraires des autres!

(pourquoi pas)

(soyons fous)

(joie et amour de l'esprit de Noël)!


Et j'ai décidé de partager mon amour dans un esprit de joie et d'amour de Noël pour faire suite à la belle initiative de George: soutenons nos libraires!

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:55

Ça y est c'est l'hiver,

George Steiner a verbalisé mes angoisses,

("L'Europe est en train de sacrifier une génération, celle de ses jeunes, qui ne croient pas en l'avenir <...>

Or, si l'on n'est pas saisi dans sa jeunesse par un espoir, fut-il illusoire, que reste-t-il? Rien.")

(allez vous lever le matin avec ça...)

la fin du monde approche,

(plus qu'une année et neuf jours, les amis)

(non je blague, celle-la c'était juste pour avoir un rythme ternaire)

(ils sont fous ces mayas)

et l'on a beau se poser du rouge fatal au bout des doigts,

il fait gris et froid.

 

Quels meilleurs antidotes alors que

Guillaume Gallienne qui élevé mon esprit avec Shakespeare,

(Ça peut pas faire de mal... en effet)

Nuri Bilge Ceylan qui m'a emmenée très loin d'ici, en Anatolie,

(même si le rythme est déconcertant, il faut accepter de se laisser aller, le voyage en vaut la peine)

et un peu de vernis Chanel?

 

Autant de moments de grâce à préserver comme autant de trésors.

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 23:39

 

When I do count the clock that tells the time,

And see the brave day sunk in hideous night;

When I behold the violet past prime,

And sable curls all silver'd o'er with white;

When lofty trees I see barren of leaves

Which erst from heat did canopy the herd,

And summer's green all girded up in sheaves

Borne on the bier with all white and bristly beard.

Than of thy beauty do I question make,

That thou among the wastes of time must go,

Since sweets and beauties do themselves forsake

And die as fast as they see others grow;

And nothing 'gainst Time's seythe can make defence

Save breed, to brave him when he takes thee hence.

 

The Clock, William Shakespeare

 

 

Et parce qu'il faut bien rire aussi:

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 23:08

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Il fallait bien que ça m'arrive un jour.

Depuis le temps que je le convoitais.

Et puis avec mes antécédents c'était prévisible.

 

J'ai donc fini par céder,

pris mes cliques et mes claques,

fait mes adieux au passé,

et succombé à la tentation.

(mais n'est-ce pas le meilleur moyen d'y succomber, comme dirait notre cher Oscar?)

 

Fin du Premier acte.

(jusqu'ici tout va bien)

 

***

 

Je reçois enfin le colis-messie.

Je n'ose même pas ouvrir la boîte tellement c'est beau, tellement c'est blanc, tellement tout en fait...

Je n'en crois pas mes yeux: il est entré dans ma vie, il est là, il y aura maintenant un avant et un après.

 

Bon, faut pas que je m'emballe; adieux au passé oblige, mon cher et tendre est assigné à demeure pour quelque temps.

En même temps ça me laisse le temps de m'habituer à ma nouvelle vie.

 

Fin du Second acte.

(jusqu'ici tout va bien)

 

***

 

Ça y est, le moment tant attendu est arrivé: j'ai reçu un sms, c'est officiel, ma nouvelle vie va commencer dans quelques jours.

Emoi.

Hébétement.

Profonde reconnaissance.

 

Interlude musical rendant grâce aux dieux pour leur mansuétude à mon égard, moi qui ne suis après tout qu'une pécheresse de plus.

 

Fin de l'Interlude.

(ne vous fiez pas aux apparences, tout va toujours très bien)

 

***

 

Voilà nous y sommes.

Demain à la même heure ma vie aura basculé.

 

En attendant, puisque j'en ai justement marre d'attendre (je ne m'appelle pas Pénélope après tout), je prépare le terrain.

C'est là que ça commence à se gâter.

 

Je n'ose pas le sortir de sa boîte, je finis par m'y résoudre, mais à la condition de laisser tous les adhésifs protecteurs (car même si j'ai eu le temps, je n'ai pas encore acheté de housse) (paradoxe incompréhensible de ma personnalité), du coup je laisse tous les adhésifs protecteurs, même celui autour des écouteurs, du chargeur et du cordon usb (ben oui faut rester un peu cohérent tout de même) (le paradoxe, oui, l'incohérence, non) (heureusement que je n'envisage aucune carrière politique...).

Dans le manuel est écrit la procédure à suivre pour installer la carte sim: au moyen d'un trombone ou de l'outil d'éjection sim.

...

Je n'ai pas d'outil chez moi.

Je commence à fouiller sur mon bureau, je trouve un vieux trombone poussièreux et un peu rouillé.

Eurêka!

...

Mais quand même ça m'embête d'introduire un vieux trombone rouillé dans mon iphone tout neuf.

...

Je relis le mode d'emploi.

Apparemment, l'outil d'éjection est fourni dans le coffret.

Ah bon.

...

Après de longues minutes, je réalise que non, ce n'est pas un élément du packaging (genre attache parisienne), mais que cet outil est sous mes yeux depuis... disons longtemps.

...

Au moins il n'est ni poussièreux ni rouillé.

Je l'introduis dans l'orifice (en plus il est ergonomique) (trop forts ces Californiens) (je me répète que j'ai vachement bien fait de ne pas avoir utilisé le trombone, et d'avoir opté pour la relecture du guide).

 

Il ne se passe rien.

Je sens qu'il y a du jeu.

Mais je n'ose pas forcer, le casser avant même de l'avoir utilisé, ce serait vraiment dommage quand même.

J'ai besoin d'aide; j'envoie des sms, je cherche des vidéos sur internet.

On me répond carte sim (alors que ma question concerne l'ouverture du tiroir, soit dit en passant) (dans le stress je m'explique très mal), et je tombe sur une vidéo canadienne de dix secondes totalement inutile et donc désespérante.

J'ai besoin d'aide.

 

Je me calme, après une tisane bio tout va mieux, le tiroir s'ouvre comme par magie.

(c'est là que j'aperçois dans le coffret un shéma explicatif)

(...)

Problème: par rapport au shéma la carte s'insère dans l'autre sens.

Angoisse.

Sueurs froides.

Panique.

J'ai besoin d'aide: je renvoie des sms, je cherche à nouveau des vidéos sur internet.

On me dit: "essaie", alors j'essaie.

 

Apparemment tout va bien.

Mais il est trop tôt, mes efforts n'auront servi à rien.

 

Le stress retombe, j'ai besoin de chocolat.

Je croque mon carreau en me disant qu'il faut vraiment que j'arrête de l'idéaliser, c'est idiot ça me paralyse.

Qu'en dirait mon psy?

 

Suite au prochain épisode...

 

NDLR: à l'heure où nous écrivons ces lignes, nous n'avons aucune nouvelle de l'évolution de la situation, le mystère reste entier...

 


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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 08:07

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Et Christian Lacroix de le raconter avec élégance et justesse:

 

«J'ai aimé ces moments où nous allions découvrir dans son atelier ses propres créations (...), où l'on évaluait ensemble l'effet d'une paillette brûlée par lui à côté d'une pierre repeinte, jouxtant un peu d'or hologrammé. C'était passer de l'autre côté du miroir, avec lui qui me tenait la main.»

 

«Si je dis aujourd'hui que le monde ne sera plus pareil, ce ne sont pas des mots, ce n'est pas une simple formule, c'est la réalité.»

 

«Enfant, j'avais été marqué par les mots de Gagarine au retour du premier vol spatial: J'ai vu des couleurs qui n'existent pas, avait-il dit aussitôt atterri. Nous avons vu des beautés qui n'existaient pas grâce à François. Et la tristesse est décuplée par l'idée que nous ne pourrons pas perpétuer son travail.»

 

 

Broder, c'est rêver; alors faisons un tour par là, pour rêver et se rappeler ce qui fait de Paris la capitale de la mode...

 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 22:35

En proie à un état dubitatif suite au Piège afghan,

(téléfilm à mi-chemin entre le spot publicitaire de l'Armée de terre et un romanesque exacerbé)

(c'est dommage car certains passages sont vraiment réussis)

(et Marie-Josée Croze est plutôt convaincante)

(bref, j'aurais bien aimé l'aimer mais je suis plus restée dubitative qu'autre chose)

(même s'il me faut malgré tout souligner les qualités de ce téléfilm)

j'ai cherché refuge et réconfort auprès de mon ELLE.

 

Fatale erreur.

 

Tout commençait bien, pourtant: les people qui exhibent leurs bébés comme des sacs de marque, les pages shopping avec les chaussettes à 30€ et les bougies à 80, les secrets beauté d'une italienne/californienne/brésilienne (rayer les mentions inutiles) (haha) qui commence sa journée par un verre de jus de citron (oué c'est ça oué), qui dort neuf heures par nuit ("parce que ma mère m'a toujours dit que le sommeil était le meilleur allié de la beauté") (genre je m'entends tellement bien avec ma mère, et en plus je fais des rimes = je suis spirituelle) et qui ne boit que du jus de carottes pendant 72h pour réparer les dommages du jet-lag (et surtout jamais, au grand jamais, d'alcool)...

La routine, quoi.

 

Jusqu'à ce que je tombe sur l'info femme de la semaine:

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(pemier doute sur la pertinence du sujet comme événement féminin majeur cette semaine-là, mais bon pourquoi pas)

 

En gros, je vous résume l'histoire (au demeurant d'un intérêt capital) (n'oublions pas qu'il s'agit de l'info femme de la semaine): Mlle Hessler alias Alice (de l'ADSL) (pour les nuls) aurait filé le parfait amour avec un fils Kadhafi, ne se remettrait pas de sa mort, et garderait un splendide souvenir de sa famille ("des gens simples et normaux, comme vous et moi") (ahum...) (j'espère faire partie de l'autre normalité). Forcément, elle s'est fait licencier. Certainement pas par respect d'une éthique mais pour sauvegarder une image de marque.

 

Je me demande si c'est bien ELLE que j'ai dans les mains, ou si l'on ne m'aurait pas envoyé Voici par erreur.

 

L'intérêt (haha) de l'article réside dans sa complexe probématique:

l'amour aveugle

 

Réponse: parce que c'est une pauvre top-model qui a succombé au yacht coup du prince arabe, parce qu'elle a travaillé tellement dur vous comprenez qu'elle en a oublié son cerveau, et entre autres les problématiques bassement terriennes de notre pauvre planète.

 

Je commence à m'énerver.

 

A sa décharge, tellement de personnalités ont fricoté avec les Kadhafi, nous dit ELLE. Ah ben oui, ça c'est un argument imparable: plus on est de fous, plus on rit. Et plus on rit, plus on est pardonné, c'est ça l'idée?

 

Mais le meilleur reste à venir:

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Un certain courage???

 

Je commence à m'échauffer sérieusement.

 

C'était sans compter la fin (ouverte, comme de bien entendu):

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Je crois rêver.

Je ne sais pas ce qui me dérange le plus: "son aura sulfureuse et romantique" (on aura tout vu), ou le parallèle avec Kate Moss.

Prendre un rail de coke serait donc aussi condamnable que frayer avec les Kadhafi (et les défendre!)???

 

Dîtes-moi qu'il s'agissait de Voici...

 

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 23:34

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There is no frigate like a book
To take us lands away,
Nor any coursers like a page
Of prancing poetry.
This traverse may the poorest take
Without oppress of toll;
How frugal is the chariot
That bears a human soul!


- Emily Dickinson -

 


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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:18

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Celle dont les bruits de sommier m'avaient fait rire plus d'une fois (et  agacée aussi);

celle à qui je disais bonne soirée en m'empourprant dans l'ascenseur;

(à cause des bruits de sommier précédemment cités)

(c'est gênant quand même, de partager une telle intimité avec des étrangers)

(je lui souhaitais bonne soirée, puis me maudissais: non, je ne voulais pas qu'elle passe une bonne soirée)

(je rêvais qu'ils s'endorment devant leur télé à vingt-deux heures)

(qu'ils me laissent dormir au moins sept heures)

(ou qu'ils graissent le sommier)

(par pitié...)

celle dont les machines qui tournaient à minuit me faisaient enrager;

celle avec qui j'avais un mauvais karma (trois dégâts des eaux en deux ans...);

celle qui me donnait envie d'acheter un balai pour taper au plafond;

celle dont j'ai ardemment souhaité le déménagement...

a déménagé.

 

Les nouveaux venus ne sont a priori pas portés sur les sommiers, ni amateurs de lessives nocturnes;

ils bénéficient d'une plomberie toute neuve;

je ne les croise pas dans l'ascenseur;

ils se lèvent très tôt et font claquer leurs souliers sur le plancher.

 

Je crois que ma voisine va me manquer.

 

 

 

 

 

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 18:20

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• d'être un homme, pour pouvoir porter ses chemises fleuries, ses pantalons moulants et avoir Londres sous les pieds.

(et pourtant Dieu sait que dans l'absolu être un homme ne me tente absolument pas)

(sauf pour Paul Smith, Hedi Slimane et Agnès b.)

(enfin bon bref)

• de se lever tôt le matin pour aller nager, chiner, pendant que les autres dorment.

• de prendre plein de photos comme lui.

• d'avoir le même bureau que lui (et sa voiture aussi).

• de travailler pour lui.

 

Bien évidemment, je connaissais Paul Smith, son univers so british, son talent de détournement des codes anglo-saxons, sa discrète excentricité (ce n'est pas une figure de style gratuite, c'est vrai)...

Mais grâce à Arte+7 (décidément en passe de devenir ma meilleure copine) j'ai découvert un autodidacte qui ne rêvait pas de grand succès ni de notoriété, qui sait conjuguer créativité et business sans cynisme, qui ne considère rien pour acquis, qui aime les challenges, qui se donne les moyens de profiter de la vie.

 

Elles sont nombreuses, les leçons à tirer ce soir.

 

Le tout enveloppé d'une atmosphère purement anglaise (j'aime tellement cet accent, c'était un pur un bonheur d'entendre un bel anglais ce soir), pleine d'humour et d'humilité, de respect pour les autres (dans ce secteur où les patrons/créateurs/directeurs artistiques tyranniques et de droit divin sont légion, il est bon de le souligner), sur fond de raffinement coloré...

 

Une vie dominée par un seul but: passer une bonne journée - a lovely day en anglais dans le texte, ce qui est encore plus merveilleux qu'une bonne journée (et infiniment plus joli).

 

Paul Smith, embauchez-moi!

Pour vous je quitterai Paris,

pour vous j'aurai le cheveu frisé toute l'année,

(ben oui il fait quand même très humide à Londres)

pour vous je mangerai même de la viande bouillie à la menthe, des beans, des jellies s'il le faut!

 

Embauchez-moi, et nous coulerons ensemble de nombreux lovely days...

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:48

 

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We rose up slowly de Roy Lichtenstein, qui illustrait la couverture de Pour toujours de Judy Blume, que j'ai adoré... en quatrième.

 

Un matin de novembre, sur une mini-ligne vers 8h45, le wagon est infesté d'ados.

(je penche pour une classe de quatrième)

(vous savez cette classe qu'on a tous détestée)

(même Ophelia, la bombasse du collège qui sortait pourtant avec tous les beaux gosses)

 

Deux filles discutent:

(par avance, pardon pour la ponctuation)

(mais, dans un souci d'approche naturaliste du sujet, je me suis efforcée de retranscrire les dialogues au plus près de la réalité)

(les notes entre crochets sont des ajouts de la traductrice pour une meilleure compréhension des événements)

- "Non mais tu vois alors je prenais ma douche, et genre son pote, tu vois, un pote un peu gros mais avec un beau visage, tu vois, moi j'aime bien les beaux visages, son pote il me voit et il l'appelle quoi, mais vraiment pas discret tu vois?

- Hinhin;

- Et là du coup il arrive il me regarde en train de me doucher tu vois < la scène se déroulait à la piscine, pas de panique >, alors du coup je me suis trooop bien lavée tu vois? <mimes> (c'est vrai que sa copine a l'air débile, elle ne sait certainement pas comment on se lave, pardon comment on se lave troooop bien)

- Hinhinhinhin;

- Ah oué j'étais trop fière de moi, hein, (quoi? mais fière de quoi? toutes ces luttes féministes pour ça???!!!???) et après je suis allée dehors avec ma serviette, et ils jouaient au ballon tu vois?

- Hinhin;

- Et ils faisaient trooooop exprès de faire tomber le ballon juste à côté de moi, et à un moment il m'a demandé si je voyais le ballon, et si je pouvais lui rendre;

- Hinhinhinhin;

- ... (mon esprit a décroché, je repensais à sa fierté à la douche; ça me tracassait) Mais comme il avait dix-sept ans tu vois il travaillait tout l'été." (non mais est-ce qu'au moins il avait un scooter?)

Là j'avoue j'ai complètement décroché quand j'ai réalisé que depuis quinze minutes elle racontait un épisode qui s'était déroulé l'été dernier...On est en novembre, la rentrée est passée depuis longtemps!

Déjà que c'est long et violent au niveau du langage, alors si en plus il n'y a même pas de sensationnel...

 

 

Le même jour, vers 19h sur un quai relativement vide (si si, ça arrive parfois) (tout dépend de la ligne).

Dans le coin qu'un distributeur de friandises à la peinture écaillée forme avec le mur d'une couleur douteuse, un jeune couple entrelacé se roule soigneusement de grosses galoches dans le sens des aiguilles d'une montre.

Le métro arrive, la fille monte dans la rame, il quitte le quai; ils ne se disent pas au revoir.

 

 

Du wagon au quai d'une autre ligne, deux garçons discutent:

- "Nan mais t'as vu moi j'connais du monde!

- Mais tu veux la pécho ou pas?

- Nan mais moi je connais du monde, mon gars;

- Mais tu veux la pécho ou bien?

- Nan mais moi...."

 

 

J'ai remis mes écouteurs.

 

 

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