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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 06:35

Mon inspiration est restée à Marrakech.
Peut-être au bord de la piscine, au fond d'un verre de margarita... ou bien dans ma chambre?

(qui était sensiblement plus grande que mon nid parisien, soit dit en passant)

(et avec une terrasse en plus)

(et un lit plus qu'immense)

Cette histoire est bien fâcheuse, je vais être forcée d'y retourner.

Enfiler mes (superbes évidemment) nouvelles lunettes de soleil (qui me siéent à ravir, j'ai l'impression d'être une rédactrice de mode en goguette), oublier les chaussettes (les quoi?), boire des margaritas le soir thés à la menthe à toute heure... 

C'est ma plante qui sera contente: elle que j'abandonnais à son agonie a fleuri pendant mon absence, la garce!

photo-copie-13.JPG

Si ce n'est pas un signe m'encourageant à repartir... je veux bien être transformée en chameau!

(mais sous le ciel de Marrakech, hein)

 

 

 



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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:02

Oui allô?

Oui oui ça va, je suis dans le train là;

je vais au pot du nouveau directeur.
...

J'ai mon pantalon vert avec mon nouveau pull.

Oui, tu sais, le vert.

Et puis j'ai mis mes bottines noires.
...

Ouais.

...
Et dessous j'ai mon haut noir;

tu sais le large, avec la dentelle.

Parce que j'ai tellement chaud là,

nan mais il fait trôôôp chaud.
...

Ouais

...

Et pour avoir un peu de couleur, j'ai pris mon sac rose.

(métallisé et imitation lézard, NDLR)
Ouais.

Non mais les lunettes ça va bien du coup,

elles sont vertes et noires.

 


Après avoir raccroché, elle sortit de son sac un paquet de cheming-gums... vert.

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 06:25

Contracter les fessiers.

Parce que si la lecture est impossible en cas de surpopulation wagonienne, il faut bien s'occuper.

En ayant l'impression de perdre le moins de temps possible.

Parce que bon, depuis que la bise et le ciel gris sont venus, il est quand même beaucoup plus difficile d'enfiler un caleçon moulant plutôt que se réfugier dans son nid sans passer par la case départ.

Sauf que la bise et le ciel gris finiront bien par se faire la malle parce qu'on n'habite tout de même pas en Alaska, et c'est ce moment-là que choisira notre fesse molle pour se rappeller à notre bon souvenir.

 

On peut aussi s'amuser à compter les poils de chat qu'on a réussi à semer sur ses voisins.

Les pauvres n'avaient rien demandé, ils avaient la chance de porter de beaux manteaux immaculés, de ne pas connaître la joie de se passer à la brosse adhésive tous les matins... les voilà contaminés d'un ou deux poils félins!

Et nous de prier qu'ils n'y soient pas mortellement allergiques.

 

Finalement l'occupation la plus saine consiste peut-être à lire (par dessus son épaule, bien entendu) les textos de son voisin: séparations tragiques et longuement argumentées, mensonges énormes à son patron, tentatives d'approche plus ou moins fines... Dallas de luxe et condensé, contenu inédit et rebondissements à la pelle garantis chaque matin.

Beaucoup plus divertissant et original que l'horoscope, moins déprimant que les actualités quotidiennes.

 

La curiosité est un bien vilain défaut, certes, mais en contractant les fessiers c'est déjà moins vilain.

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:06

Quelques vers de Georges Perros dont je lis en pointillés la Vie ordinaire avec un plaisir infini.

 

 

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Bien sûr qu'on ne doit pas rêver

quand il ne faut pas C'est pourtant

quand il ne faut pas que l'on rêve

et que battent à tous les vents

les portes qui vont en dérive

et que sans réfléchir on prend

parce parce que Oui je jure

que ma vie est allée par là

sans que rien ne m'y force Alors

vie et mort me sont entrelacs

piège à double face J'ignore

les soucis des jours et des nuits

dont s'embarassent mes confrères

en Arts et Lettres Je poursuis

toute autre chose pour ce faire.

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:39

Le quai rempli de silhouettes emmitouflées.

La voix grésille dans le micro,

et dans nos oreilles assaillies l'habituelle litanie.

Un train entre en gare.

Laissez descendre avant de monter.

Empruntez les couloirs.

Les agents gantés censés nous civiliser.

Et puis la folle tentation d'aller juste en face, sur l'autre quai.

Prendre l'autre train, le front collé à la vitre glacée.

Arriver à Charles de Gaulle.

Non, non, pas de retour, merci.

- Décoller -

Mais derrière moi on pousse;

il est temps de monter. 

A demain Châtelet.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 06:21

photo-copie-10.JPGLe 15 Novembre 1992, les hommes disparaissent de la ville de Mariquita: forcés de suivre les guerilleros ou abattus sur place, les femmes se retrouvent seules. C'est alors que vont commencer leurs trépidantes aventures...

J'ai d'abord vraiment accroché avec ce récit, alternance d'épisodes de la vie des veuves et interviews de guerilleros/paramilitaires/membres de l'armée colombienne par le reporter Gordon Smith, bien qu'au départ un peu déroutée par la non-linéarité du récit. Fantaisies extraordinaires et colorées, baroques et grandguignolesques, à l'exotisme séducteur, ces fables ont tout de même fini par me lasser à la moitié du roman, plus précisément avec l'épisode de la Campagne de Procréation, prétexte permettant au padre Rafael de laisser libre cours à sa lubricité.

Cette fois-ci, c'en était trop. Trop de burlesque tragicomique à mon goût, je commençais à percevoir les limites de ce récit, et la poursuite de ma lecture confirma mes craintes. A partir de cet épisode, les histoires devinrent si fantaisistes que je n'y accrochais plus du tout, m'énervant même parfois face au délire de certaines situations (les femmes décidant peu à peu de ne plus se vêtir). Il m'a semblé que James Canon ne savait plus comment exploiter son idée de départ, et se fourvoyait dans ces péripéties inutiles. Un texte plus court aurait été beaucoup plus fort.

D'autant plus que certaines pistes sont traitées un peu trop superficiellement. J'aurais par exemple aimé en savoir davantage sur ces guerres intestines qui ravagent le pays de ces femmes depuis des années. Les divers témoignages recueillis par Gordon Smith sont très intéressants (j'imagine qu'ils sont documentés), comme le personnage de Cleotilde, mais cet aspect aurait à mon sens mérité plus ample développement.

La fin m'a également déçue. Je l'appréhendais depuis le début, et mes craintes étaient fondées... Je n'en dirais pas plus pour ceux qui auraient envie de découvrir ce livre.

Il n'empêche que ces femmes hautes en couleurs m'ont malgré tout embarquée dans leur village perdu de Colombie, et certains personnages m'ont vraiment touchée, notamment celui de Julia, travesti fascinant, qui a finalement le courage d'ouvrir son propre chemin.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:48

Petit à petit je fais connaissance avec les autres collègues d'Agnès.

Gérard se faisant plus rare ces derniers temps, heureusement que Pimprenelle aussi prend le train.

Je ne connais pas son prénom, mais je trouve que Pimprenelle lui va bien.

 

Pimprenelle est plus jeune qu'Agnès, même si celle-ci a la chance de ne pas faire son âge ("f'est de famille").
Pimprenelle a un physique de chanteuse d'opéra. Un visage plein, des bras ronds et une ample gorge qui doit lui permettre d'émettre des vibrations impressionnantes me dis-je en l'observant du coin de l'oeil. Je l'imagine sur la scène aixoise de l'Archevêché, mourrant avec pertes et fracas.

Une cantatrice à l'ancienne, de mousseline enveloppée et la chevelure parsemée d'orchidées.

 

Bien campée sur son arrière-train qu'elle a généreux, elle se maquille dans le train chaque matin.

Touche éclat, terracotta, elle s'active autour de son nez en écoutant Agnès soliloquer sur la fermeture du Virgin des Champs Elysées. Elle hoche la tête, ponctue le débit d'Agnès d'un "c'est vrai"...

 

Je suis sûre qu'en réalité elle se demande où ont bien pu passer les fleurs qu'elle avait dans ses cheveux.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:00

photo-2-.JPG

 

Thème vraiment ardu ce mois-ci... et finalement je suis tombée sur ce taureau.

Avec son plumeau rose fluo et ses ailes invisibles il m'a fait sourire.

Une corrida de pacotille, à ne surtout pas prendre au sérieux!

 

Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

Comment les autres se sont-ils débrouillés?

Testinaute, Happy Us, Les voyages de Seth et Lise, Eurydice, FranÁois le NiÁois, Djoul, Bestofava, Anne, Mistinguett, Cekoline, MaÔder, Coco, Les voyages de Lucy, La Parigina, Annick, Laurent Nicolas, Arwen, Photo Tuto, Misscarone, Supalisa, Virginie, Zaza, Mara Bunta , Caro, Gizeh, El Padawan, Josiane, Flo, Thalie, Stephane08, Xavier Mohr, Lo, Shandara, Lavandine, AngÈlique, Les bonheurs d'Anne & Alex, Olivier, Mamysoren, Chris et Nanou, Krn, Gilsoub, Batilou, Cocosophie, Ava, Tambour Major, Anne Laure T, Cessna, oui !, Skipi, Mgie les bons tuyaux, The Mouse, Leviacarmina, Petite Marie, Titem, Le Mag ‡ lire, Christeav, Marion, N, E, LisaDeParis, Alban, La Messine, magda627, A&G, 100driiine, Kob, M, Melting Pot, Filamots, Viviane, Hibiscus, Dr. CaSo, Renepaulhenry, Cricriyom from Paris, Calamonique, Nathalie, Cook9addict, Dame Skarlette, Pat QuÈbec, Akaieric, Champagne, CÈliano, Violette, Ori, Nicky, Sephiraph, Agrippine, EloFFort, Sinuaisons, Cathy, La Papote, A'icha, Marmotte, Isaquarel, Dorydee, Solveig, Xoliv', LaGodiche, Alice Wonderland, Cynthia, Caterine, La Fille de l'Air, Alexinparis, La Flaneuse, Un jour une rencontre, Louisianne, Lucile et Rod, DelphineF, Galinette, Mimipetitesouris, Laure, Juriste-in-the-city , Lauriane, Sophie Rififi, Julie, FrÈdÈric, Jean Wilmotte, J'adore j'adhËre, Une niÁoise, Blogoth67, Fanfan Raccoon, Kyoko, Cara, SÈbastien, Guillaume, Nikit@, Mclw, Pilisi, Les petits supplices !, Vanilla, Lyonelk, Nana, The Parisienne, Nataru, Nora, CÈline in Paris, Carole In Australia, Carnets d'images, Valentine, Eloclemence, Cherrybee, David et MÈlanie.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 06:19

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Commencer cette lecture dans le train est la meilleure idée que j'aie eue depuis longtemps.
Alors que défilait de l'autre côté de la vitre la banlieue grise et désertée entre Noël et Nouvel An, je découvrais Bombay, Katmandou et Bangkok. Sur les pas d'une jeune fille partie aux Indes comme le disait sa grand-mère; Muriel Cerf a 20 ans en 1970 et une envie tenace de tailler la route. Tous les ingrédients de la machine à fantasmes sont là.
J'ai dévoré ce livre jusqu'à m'en écœurer: dans le train le matin, le soir, et jusque sur l'escalator!

Découvrir le monde, se laisser porter, être la recherche de... ou pas, se surprendre, se laisser surprendre. Se gaver, s'écoeurer, être rassasiée. Recommencer.
L'écriture de Muriel Cerf laisse peu de répit: énumérations, virgules à la pelle, interminables phrases qui laissent à peine le temps de reprendre son souffle et montent à la tête. C'est qu'il y en a des choses à voir et des rencontres à faire, des plats à goûter, des thés à déguster et de la poussière à avaler!

J'avais rarement lu une écriture aussi épidermique, terrienne, presque charnelle dans son rapport aux éléments et aux autres.

Plus qu'un récit initiatique classique, ce récit est une ode à la sensualité et à la spiritualité, un texte vivant, qui ne peut en aucun cas laisser indifférent.

Et donne envie d'à son tour ouvrir les vannes, casser "la cloche de verre sous laquelle [on vit ] à Paris comme une plante, dans la modération du climat, le gris du ciel et l'universelle indifférence", "se faire la malle au nez et à la barbe des Gens Normaux" pour mieux "réussir un coup d'arnaque, une belle petite escroquerie à l'ennui, à la médiocrité et à la vie de chien en général."

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 06:19

- Tu manges combien de fois à la maison cette semaine?
- Grrrlmmmbrrrr
- Bon, moi je vais me faire une casserole d'eau bouillante avec des pâtes.
- Grrrlllmmmbrrrr
- Il faudra qu'on change le filtre de la carafe Brita.
- Oui


Il caresse sa main sans relâche.


À son annulaire brille une bague toute neuve.

 

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