Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:00

photo-copie-11.JPG

 

 

Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

Comment les autres s'en sont-ils sortis ce mois-ci?

Akromax, Christeav, Djoul, Sinuaisons, Dr. CaSo, Xavier Mohr, Anne Laure T, Filamots, flechebleu, Caro from London , Cathy, Stephane08, scarolles-and-co , Lavandine, Cricriyom from Paris, Leviacarmina, Claire's Blog, Angélique, A bowl of oranges, Morgane Byloos Photography, Thalie, Calamonique, Un jour, une vie, Meyilo, Alexinparis, magda627, Guillaume, Solveig, El Padawan, Hibiscus, Akaieric, La Nantaise, Caterine, Louisianne, François le Niçois, Chloé, Coco, E, Nie, Lau* des montagnes, Lucile et Rod, Les voyages de Seth et Lise, Testinaute, Cocosophie, Krn, Les voyages de Lucy, Mamysoren, Une niçoise, Cath la Cigale, Sophie Rififi, BiGBuGS, Happy Us, Giselle 43, Frédéric, La Fille de l'Air, Cara, Nicky, Gilsoub, Mimireliton, Alice Wonderland, Photo Tuto, Anne, Julie, MissCarole, La Papotte, Arwen, Agrippine, Ori, Pilisi, Cherrybee, Tuxana, Alban, Carnets d'images, Elodie, Thib, Carnet d'escapades, Blogoth67, Hypeandcie, Caro JulesetMoa, Xoliv', Ava, Bestofava, Galinette, Laulinea, Gizeh, M.C.O, Cindy Chou, Wolverine, Isaquarel, DelphineF, Eurydice, Chat bleu, Viviane, Céline in Paris, Josiane, Christelle, M, Tambour Major, Isa ToutSimplement, Zaza, Mathilde, La voyageuse comtoise, Christophe, N, Fanfan Raccoon, Lyonelk, A'icha, Cekoline, J'adore j'adhère, Laurent Nicolas, La Messine, Marmotte, LisaDeParis, Dame Skarlette, Champagne, Renepaulhenry, Violette, The Parisienne, Homeos-tasie, L'Azimutée, Les bonheurs d'Anne & Alex.

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans La photo du mois
commenter cet article
13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:39

photo-copie-13.JPGJe ne connaissais pas ce roman, mais le titre et la couverture m'avaient séduite d'emblée, et le propos aussi.

Plusieurs générations, des parcours particuliers, avec en toile de fond l'Europe et ses déracinés, les deux guerres mondiales, et l'Amérique, terre promise inégalée.
Une galerie de femmes singulières: il y a Adèle, une polonaise déracinée dès sa prime jeunesse, une femme si belle et au caractère si affirmé que le vieux Stanley en a encore le béguin soixante ans après l'avoir rencontrée; Suzan, la fille de Stanley, qui réalise peu à peu qu'elle a passé sa vie en demi-teintes; Fleur, l'arrière petite-fille d'Adèle et fille de Sabine, la petite-fille sombre et torturée; mais aussi Lisa et Sophia, deux sœurs aux parcours si distincts.

Autant de destins croisés qui ne m'ont pas touchée autant que je le pensais (l'espérais?) en commençant ce roman. La plume de Carole Zalberg a quelque chose de particulièrement sensible, elle vise souvent juste dans son analyse des sentiments (la relation des deux sœurs, la complexité de Suzan...) mais était parfois trop empreinte de sensibilité pour moi, et j'ai souvent trouvé son écriture trop évidente, sans véritable effort du côté du verbe. Et tout au long de ma lecture (à mon grand regret) je ne parvins pas à me défaire de l'image du téléfilm qui pourrait être adapté de ce récit.
Je suis restée à côté des personnages, du récit qui me paraissait souvent trop attendu, déjà vu. Surtout, ce que j'aurais aimé voir approfondi était trop superficiellement évoqué à mon goût: Sophia et son destin en Afrique du Sud, Lisa et son deuil de ses rêves de liberté, Fleur qui finalement ne fait que raconter l'histoire d'Adèle, cette Adèle pour qui je n'éprouvais clairement pas la même fascination que l'auteur.
Un roman un peu trop superficiel qui n'a surtout pas tenu ses promesses - dommage.

 

La proposition de MissG pour le premier Prix du Club des Lectrices.

 


Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Club des lectrices
commenter cet article
11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 06:52

la-grande-bellezza.JPG

 

Jep fête ses 65 ans dans la décadence d'une soirée pleine de poudre blanche, de lèvres botoxées et de verres qui n'ont de cesse de se remplir pour mieux se vider, entre vedettes passées, jeunettes glacées et vieux fêtards désabusés.

L'une des premières scènes de La grande Bellezza est cette fête hystérique, si précisément orchestrée (et montée) et si belle qu'on aurait presque envie que cela ne s'arrête pas, qu'on s'enivre à jamais de cette laideur et de cette beauté mêlées jusqu'à en donner le tournis.

La beauté fracassante, voilà ce qui frappe en premier dans le film de Paolo Sorrentino. Elle est de tous les plans, que ce soit sur le visage d'une matrone défigurée au botox comme dans la cour d'un couvent, sur le divan d'une boîte de strip-tease ou le visage d'une enfant. Serait-ce la magie de l'été romain?

Rome, ville éternelle où les femmes martèlent les pavés du haut de leurs talons, ville où les girafes (!) croisent de vieux mondains élégants, qui partent se coucher à l'heure où d'autres s'apprêtent à se lever... Qu'il est élégant, ce Jep! Comment lui résister? Il ne se départ jamais de sa nonchalance exquise, pourtant mise à mal lorsqu'il apprend la mort de son premier (et unique?) amour, traînant ses guêtres et sa causticité de soirée en soirée, de palais en palais, de fontaine en fontaine, de places en ruelles. Cigarette aux lèvres, pochette à la poitrine, l'humour étant finalement sa plus grande élégance face à la vie, face à sa vie passée sur laquelle il se penche sans véritable amertume mais faisant plutôt preuve d'une impressionnante lucidité.

On pense évidemment à La dolce vita, mais sans que la référence ne soit écrasante.

Splendeur, décadence, vacuité, volupté, souvenirs, avenir, légèreté, gravité, La grande Bellezza est une déferlante de beauté et d'émotions qui continuent de nous habiter bien après que les lumières se soient rallumées.

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
commenter cet article
3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:58

images.jpgJe l'avoue, j'ai commencé cette lecture avec un peu de mauvaise volonté. J'ai découvert Edith Wharton il y a peu, et n'avais lu jusqu'à présent que deux de ses romans, Eté et La splendeur des Lansing, que j'avais beaucoup aimés.

Mais ces New-Yorkaises, je l'avoue m'inspiraient assez peu (sans doute étais-je également sous le contrecoup de l'overdose gatsbyenne qui dure depuis quelques semaines maintenant).

C'est donc de mauvaise grâce que je m'y suis mise, alors que j'avais envie de tout autre chose, tout en espérant par devers moi qu'Edith Wharton me donnerait tort - il n'en fut malheureusement rien.

Aucun des personnages ne parvint à me toucher particulièrement: Pauline m'épuisa dès sa première apparition (même s'il s'agit là d'une volonté - réussie - de Wharton, c'est agaçant à la longue), Nona me séduisit d'abord puis me lassa aussi avec ses poses de gardienne de la raison et de garante du bonheur de ceux qui l'entourent, Lina aurait gagné en crédibilité si son caractère avait été moins prévisible et plus ambigu, Jim aussi inconsistant que transparent, la bonhommie de Dexter m'a endormie, l'Amalasuntha m'a presque autant fatiguée que Pauline, j'aurais aimé que son Michelangelo pointe le bout de son nez et ajoute un peu de piment dans ces bavardages sans fin, et je crois avoir préféré Cedarledge à New-York qui d'habitude me fait tant rêver...

Bien sûr, l'écriture d'Edith Wharton est plaisante et fine comme à son habitude, sa peinture acerbe des rapports humains et le regard féroce qu'elle porte sur ses contemporains et leurs lubies est souvent jouissif, mais cela n'a pas pris dans ce roman. Le canevas de base n'étant pas d'une originalité folle, les scènes répétitives sont lassantes et les rebondissements prévisibles. Sauf celui de la fin dont je n'ai malheureusement pas vu ni compris l'intérêt dramatique...

Et ma déception s'est accentuée au regard du thème que nous avions choisi au Club. Certes, l'action se déroule aux Etats-Unis et non dans cette vieille Europe, mais en dehors de cette situation géographique, Les New-Yorkaises n'apportent pas d'éclairage particulier sur la société américaine - dommage.

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Club des lectrices
commenter cet article
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:59

Plus d'un mois après que Missbouquin m'ait taggée, je me soumets (enfin!) à l'exercice avec joie (j'adore les tags)... 

 

1. Attaquons direct : le livre que tu as lu et que tu as trop honte d’avouer (c’est le moment de cracher le morceau !) ?

Je ne me rappelle plus du titre exact mais c'était du genre: 101 trucs pour attraper un garçon (et le garder).

Ahem.

Je sais.

A mon corps défendant c'est ma soeur qui m'a offert ce livre, qu'elle avait récupéré à son boulot de l'époque.

J'avais alors douze ans et comme toutes les filles de douze ans j'étais obsédée par les boums et tout ce qui s'ensuit, ç'aurait pu être le choix idéal.

Seulement voilà: l'objet en question se révéla être outrageusement démodé. La couverture piquait les yeux, avec la photo d'une fille coiffée d'un palmier (sooo 80's) assise sur les genoux d'un garçon coiffé - si mes souvenirs sont exacts - comme Mc Gyver. Je ne me rappelle pas vraiment son contenu, si ce n'est que le vernis cyclamen était fortement conseillé, ce qui est un indice temporel terriblement précis: en effet, après 1987 la couleur cyclamen a été définitivement bannie, et son suage proscrit à une certaine frange de la population nostalgique des 80's. Et il fallait aussi sentir bon, et avoir les cheveux soyeux.

A posteriori je réalise que c'est sans doute ce livre qui a réveillé ma conscience féministe (il va sans dire que je n'ai appliqué aucun de ces conseils, même si je me délectais à les lire) - merci sister.

 


2. Quel est ton plat préféré ? (dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es …)

Un seul?

Une tablette de chocolat noir à la fleur de sel, le seul aliment dont je sois totalement dépendante.

Au point d'en rêver quand je n'ai pas ma dose quotidienne (deux carrés seulement, ça va).

Sinon je suis également très friande de saucisse sèche des Cévennes (la bouchère de mon village a une très belle peau) (bon ok elle a aussi les ongles cyclamen) (mais elle habite dans les Cévennes, c'est différent) (là-bas faire le choix du cyclamen en 2013 est presque un acte visionnaire digne de revendication).

 


3. L’objet que tu emporterais si ta maison prenait feu ? (vous n’avez le droit qu’à un seul …)

Mon moleskine?

Mon iPhone chéri?

Mon ordinateur?

Mon sac Chloé? (minute crâneuse) (je sais)

Mes perles Chanel? (non ça c'est une blague)

En fait je crois que je suis tellement matérialiste que je me retrouverais coincée à force d'essayer de tout sauver... je sais (mais j'aime tellement mes affaires). Je fais partie de ces gens qui ne sauteront jamais de l'avion sans leur sac à main... je sais. Au lycée déjà quand on s'entraînait à évacuer les locaux j'essayais toujours d'emporter le plus de choses possibles, alors... Perdue pour perdue, autant se perdre dans ses jolies choses.

Oui, je sais.

 


4. Tu es plutôt Star Wars ou Out of Africa ?

Out of Africa, quelle question!

Bon depuis je me suis quand même lavée les cheveux. Robert étant en pleine tournée promotionnelle avec sa femme, et étant moi-même d'un naturel particulièrement compréhensif, on a pris rendez-vous pour juillet (ça tombe bien, j'ai pris une semaine de vacances) (dans les Cévennes) (je m'offrirais peut-être une manucure cyclamen pour l'occasion).

 


5. Tu es du genre maniaque ou tu as tendance à te dire que le ménage pourrait bien attendre la fin de ton roman passionnant ?

L'âge avançant je deviens de plus en plus toquée, c'est épouvantable: je peux me relever trois fois pour enlever une miette qui traîne. Les moutons gâchent ma lecture, donc je préfère m'en débarasser tout de suite.

Sinon je vais bien, merci.

 


6. Justin Bieber laisse un commentaire sur ton blog disant que « tu es digne d’être un Belieber ». Que réponds-tu ? ;D

Euh... un quoi?

Et d'abord c'est qui ce Bieber?

 


7. Qu’est-ce qui t’angoisserait le plus de manquer pendant tes vacances ? Des habits propres ou des livres ?

Des habits propres, bien évidemment! Les vacances c'est le seul moment de l'année où je peux mettre mes shorts, mes robes plein soleil (minute crâneuse, again) et ma capeline! Je compose soigneusement mes panoplies avant de faire mon sac, ça peut prendre des heures (je sais) mais au final ça ne pèse jamais une tonne et 

 


8. Deux chemins s’offre à toi : l’un vers la gloire, l’autre vers la fortune. Que choisis-tu ?

Pourquoi choisir? Mes jambes sont tellement élastiques que je pourrais emprunter les deux chemins, et avoir Robert en prime!

Alors pourquoi se priver, franchement?

Je vous le demande.

 


9. Allez plus simple : combien serais-tu prêt à payer pour un déjeuner avec ton auteur préféré ?

Absolument rien, je crois que je serais totalement tétanisée et complètement stupide.

A la rigueur je crois que je préfèrerais déjeuner avec Justin Bieber, je serais beaucoup plus à l'aise, même si:

- je n'ai aucune idée de qui il est;

- j'aurai besoin d'un traducteur spécialisé es teen-language;

- on sera obligé de manger un happy meal, et j'aurai l'impression d'être un vieux croûton (il faudra que je pense à enlever mon vernis cyclamen).

 


10. Pour toi, être un blogueur c’est … (à compléter !)

... une échappatoire au réel, la possibilité d'écrire ce que je veux, quand je le veux, sans me soucier que cela plaise à d'autres que moi... même si le cas échéant c'est tant mieux.

... le point de départ de belles rencontres, qu'elles restent virtuelles ou qu'elles s'ancrent dans le réel comme avec le Club - minute émotion.

 


11.  Une bonne résolution prise pour 2013 ? Avoue !

Arrêter de fumer pour de vrai - gros fail jusqu'à présent, mais c'est la faute du printemps, cet absent (poil aux dents).

Arrêter de me plaindre - megafail, mais ça à mon avis c'est pour la vie (poil au... oh non, Violette!).

Devenir sage comme un vieux Comanche - archifail. 

Être plus légère - c'est en cours.

Me réconcilier avec mes cheveux - superfail, avec l'humidité c'est pas gagné.

Bannir le cyclamen - easy! already done depuis 1987.

A part ça, j'adore les défis - CQFD.


Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
commenter cet article
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:17

photo-copie-1.JPGDe Joan Didion je n'avais lu que L'année de la pensée magique, qui en plus de me bouleverser, m'avait donné l'envie de découvrir les autres écrits de cet auteur dont l'intelligence m'avait impressionnée.

Démocratie n'est pas un roman évident. Allers-retours incessants entre présent et passé, ellipses, dialogues décousus, interventions de l'auteur, réflexion sur le roman, il est facile de perdre le fil du récit et de ne plus rien saisir.

Mais l'atmosphère que crée Joan Didion, mélange de moiteur tropicale d'Hawaï ou d'Asie, de piscines de grands hôtels et de greens de golfs, de vols aériens au-dessus du Pacifique, d'appartement à Central Park et de maison dans les Hamptons, la force qu'elle parvient à insuffler à ses personnages en si peu de mots, nous emportent dans le sillage d'Inez Victor, qui conservera son mystère entier de bout en bout.

L'histoire d'une femme issue d'une famille insulaire, dont les différents acteurs torturés ne peuvent que nous fasciner (à l'image d'une certaine famille Kennedy), qui épousera un homme politique briguant la présidence des Etats-Unis et se pliera à l'exercice des apparences. Campagnes électorales, hommes de l'ombre, voyages luxueux à l'étranger, réceptions mondaines, Joan Didion décrit toutes les facettes d'un milieu politique et mondain, où un article sur la décoration d'un appartement peut avoir autant d'impact qu'un discours à la convention démocrate, le tout avec la guerre du Vietnam en toile de fond.

Joan Didion est également scénariste à Hollywood, et on le comprend sans mal tant on peut imaginer le film qui serait tiré de son récit. Mais l'on ne saurait réduire Démocratie à un script idéal, tant ce récit est maîtrisé, tant son écriture est fine et aiguisée, pleine de sagacité de d'acuité.

Au-delà de la trajectoire si particulière d'Inez, c'est le tableau de l'hypocrisie et l'opportunisme d'une classe politique, de l'ennui et la vacuité d'une classe sociale étouffée par ses propres conventions, que Joan Didion dépeint ici.

Une certaine Amérique qui commence à se fissurer.

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
commenter cet article
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 11:30

Il était temps que ça change, non?

Comment j'ai pu supporter ma vieille bannière pendant si longtemps?

Bonne question.

 

Ah, et si Ryan ne monte pas les marches ce soir, ce n'est pas parce qu'il est derrière la caméra, mais parce qu'il a décidé de fêter avec moi mon avant-dernier jour de ma vie d'Amish.

 

Et toc.

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
commenter cet article
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 09:47

"Un livre peut toujours sauver quelqu'un, la culture est source de richesse inépuisable,

même au plus noir de la crise."

Françoise Nyssen

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Soit dit en passant
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:07

la-folie-du-roi-marc-47000-250-400.jpgOn a tous lu au moins une fois l'histoire de Tristan et Yseut.

Enfant, j'avais découvert une version simplifiée; au lycée je l'avais redécouverte en étudiant le texte de Béroul.

A chaque fois, on est forcément du côté du couple, du côté de l'amour, cela va de soi, le roi Marc n'étant réduit qu'à un obstacle à l'irrésistible amour qui unit les deux jeunes gens. On imagine un roi beaucoup trop vieux, une espèce de brute épaisse et repoussante, un véritable méchant en somme.

Et s'il n'était qu'un amoureux éconduit, un homme déchiré, pétri de contradictions humaines? Juste un homme comme les autres, ou presque? (il est tout de même roi).

Ce long monologue me faisait peur, et pourtant dès que je l'ai commencé (dans la foulée Du domaine des Murmures, j'étais d'humeur médiévale cette semaine-là) j'ai été happée (bien malgré moi, je dois bien l'avouer) par la voix de Marc (dont on oublie parfois qu'il s'agit d'un roi) que j'imaginais rocailleuse.

J'ai redécouvert les épisodes de la légende en repensant à mes cours de lettres: le roi Marc juché dans un arbre pour épier le couple, Yseut donnée aux lépreux, le serment de Blanche Lande, l'intervention du roi Arthur, Yseut aux Blanches Mains.... Totalement emportée par cette atmosphère de légende arthurienne que j'aime tant: le domaine de Tintagel, ses falaises, ses vergers et son ruisseau qui court dans la chambre royale, la mystérieuse Yseut, sa beauté surnaturelle et ses dons si particuliers pour les plantes et autres herbes, la forêt du Morois...

Mais surtout, j'ai été touchée par la modernité du texte, les considérations de Marc qui sembleraient presque contemporaines: "J'ignore si mes rêves ne peuvent décidément pas s'accorder au monde, ou si c'est toi qui n'es pas à la hauteur de mes rêves. Qui est responsable? La réalité, ou mes idéaux?"

"Je me demande qui a inventé la vie comme une pièce de monnaie, à deux faces, où le bonheur est l'envers de la souffrance, où les caresses ne vont pas sans les cris, où la joie d'avoir n'est rien sans la douleur de perdre."

Un monologue déchirant de réalité, si bien servi par la plume de Clara Dupont-Monod, tour à tour lyrique, lucide, parfois cruelle, reflétant à merveille les tribulations des pauvres êtres que nous sommes.

Un texte qui renforce le pouvoir d'une légende millénaire en la dotant d'un éclairage contemporain inédit.

 

La proposition de Lili Galipette pour le premier Prix du Club des Lectrices.

 


Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Club des lectrices
commenter cet article
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 12:00

photo-2--copie-1.JPG

Faisons comme s'il faisait beau, faisons comme s'il faisait chaud....

Continuons à nous gorger d'eau:

Chat bleu, La Nantaise, scarolles-and-co , Cekoline, Wolverine, Zaza, Karoll art, Laure, Thalie, Alban, LisaDeParis, Petite Cuillère Charentaises, Cocosophie, Nie, Akaieric, Viviane, Carole In Australia, Claire's Blog, Lavandine, Ori, Isaquarel, La Fille de l'Air, Guillaume, Xavier Mohr, Calamonique, Louiki, Sephiraph, Caro JulesetMoa, A bowl of oranges, Une niçoise, E, Les voyages de Seth et Lise, Meyilo, Gilsoub, Testinaute, Laulinea, Josiane, Angélique, Emma, Céline in Paris, Renepaulhenry, Julie, Hypeandcie, Les bonheurs d'Anne & Alex, Frédéric, Isa ToutSimplement, Lucile et Rod, Raphaël, Alexinparis, Coco, El Padawan, J'adore j'adhère, Dame Skarlette, Mclw, Krn, Champagne, Stephane08, Xoliv', A'icha, Caterine, flechebleu, Solveig, La Messine, Christelle, Galinette, La voyageuse comtoise, Cricriyom from Paris, La Papotte, Ferdy Pain D'épice , Cathy, Bestofava, Christeav, N, Christophe, DelphineF, Louisianne, Pilisi, Eurydice, Filamots, Anne, Lyonelk, Cherrybee, Leviacarmina, La Flaneuse, magda627, Mamysoren, Happy Us, BiGBuGS, Kob, Caro from London , Tambour Major, L'Azimutée, Djoul, Nicky, Homeos-tasie, Tuxana, Dr. CaSo, M, The Mouse, Thib, Carnets d'images, Agrippine, Giselle 43, Photo Tuto, Fanfan Raccoon, Carnet d'escapades, Sinuaisons, Hibiscus, Un jour, une vie, Marmotte, Mimireliton, Karrijini, Cara, Arwen, Cath la Cigale, M.C.O, François le Niçois, Alice Wonderland, La Parigina, Lau* des montagnes, Les voyages de Lucy, Gizeh, Morgane Byloos Photography, The Parisienne, Akromax, Blogoth67, Violette, Caroline, Ava, Laurent Nicolas, Chloé.

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans La photo du mois
commenter cet article

LeshumeursdeViolette sur Twitter

LeshumeursdeViolette sur Instagram

Instagram

LeshumeursdeViolette sur Pinterest

LeshumeursdeViolette sur Hellocoton

Suivez-moi sur Hellocoton