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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 19:00

Ce soir, les fenêtres grandes ouvertes, je réalise que ce que j'entends depuis tout à l'heure, ce sont ces étourneaux perchés sur les fils du château d'eau.

Et leurs cris synonymes des beaux jours.

Et là je réalise que c'est la mi-octobre, qu'il fait bon, qu'il fait encore jour et, même si c'est faux, j'ai envie de croire que la belle saison n'est pas terminée.

Je devrais pourtant m'en empêcher car les étourneaux, comme s'ils avaient lu dans mes pensées, se sont tous envolés lorsque j'ai décidé de les photographier.

Et demain les températures vont se rafraîchir.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 12:24

9782707148995.jpgIl y a des livres dont l'on connaît la fin dès les premières pages, sans que cela soit un problème.

Car au final, peu importe le dénouement, ce sont les rebondissements qui comptent. C'est ce que j'avais découvert avec Jane Austen: on sait très bien que l'héroïne va se marier, parfois même avec qui; mais le plaisir consiste à subir et déjouer avec notre héroïne les embûches qui se dressent sur le merveilleux chemin du mariage (je tiens à rappeler que j'évoque ici Jane Austen, n'y voir aucun lien avec mes opinions réelles).


C'est ce plaisir que je viens de retrouver grâce à Edith Warthon.

Je savais pertinemment que cette pauvre Charity allait tomber amoureuse de Lucius, qu'il ne l'épouserait pas, et qu'elle se retrouverait fatalement enceinte par-dessus le marché.

Ainsi résumé, ce roman peut laisser présager un ennui mortel.

Et bien non.

Car Charity est loin d'être une idiote sentimentale, et elle savait très bien elle aussi (et dès le début) que Lucius ne l'épouserait jamais.

Ni mélo ni miévrerie à l'horizon donc.


Juste le bonheur de lire le sentiment amoureux si justement décrit (et le plaisir physique évoqué sans détours, ce qui provoqua un tollé à la parution du livre), et une héroïne qui se révèle au fil des pages terriblement moderne et d'autant plus attachante.

Et même si la fin est grise, j'ai été bien heureuse de prolonger l'été grâce à Charity et Lucius.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 22:38

Ça ne pouvait plus durer comme ça.

Mes matins étaient trop tristes.

Sans compter mes soirées...

 

Déjà qu'il me faut supporter:

- les journées qui raccourcissent honteusement;

- les températures qui baissent outrageusement;

- le vent et la pluie indécemment mêlés;

- les journées qui commencent mal à cause de ces satanés collants qui se maillent toujours dans l'ascenseur quand on est en retard et qu'on ne peut plus revenir sur ses pas;

(et on ne peut malheureusement pas se faire porter pâle pour cause de "maillage de collant", ce qui est fort dommage car ces jours-là je suis si dangeureusement agressive qu'il vaudrait mieux pour tout le monde que j'aie alors le droit voire le devoir de me recoucher tout de suite avec Patrick, Horatio et Grissom)

- les journées qui commencent mal à cause de ces satanés collants dont l'entrejambe, à peine un pied dans le métro, m'arrive aux genoux; 

(mais pourquoi ne pas mettre des bas, me direz-vous alors, mais celle qui a un jour vécu la chute de bas en pleine rue ne veut PLUS JAMAIS tenter l'expérience, quand bien même il s'agirait de la crème des bas) (et ne me parlez pas de porte-jarretelles ni de leggings je n'aime pas ça, c'est sans appel)

- les journées placées sous le signe de ces satanés collants qui me pourrissent la vie TOUT l'hiver;

- les journées qui commencent mal car tout est sombre et gris lorsque le réveil sonne;

- l'idée que ce n'est que le début des ces petits matins sombres et gris (heureusement après il y a Noël, les lumières, la perspective de la bouffe et de la pompe à l'huile);

(et oui, je suis une païenne terriblement matérialiste; mais après tout il faut bien des consommatrices comme moi pour relancer l'économie)

- mon redressement fiscal de trois, qui consiste en un régime de bouillon méditerranéen (presque écoeurant à force) nouilles chinoises, de riz Ed, de Spécial K (mais la marque distributeur faut pas déconner non plus), combiné à une flagellation quasi-quotidienne (mais pourquoi n'ai-je pas fait la demande de mensualisation l'année dernière, for God's sake?), à quoi j'ajoute une pincée de frustrations diverses et variées (non, je n'irai pas à cette vente privée, d'ailleurs je mange l'invitation pour être sûre de ne pas y aller (technique plus efficace que la poubelle car je ne peux rien récupérer après ingestion); non je n'irai pas chez Monoprix; non, je n'irai pas à la librairie; non je n'ai besoin de rien);

(heureusement, j'ai trois cartouches de cigarettes d'avance, au moins une envie qui ne me frustre pas) (juste de temps en temps maman, t'inquiète)

- l'irrésistible appel à la plage bananière de Katerine .

 

Bref, un automne morne et froid qui m'a poussée à quitter enfin pour de bon France Inter pour France Culture.

 

Et là.

 

Sublimes matins.

 

Retrouvailles avec Alexandre Adler.

(cinq ans déjà, ce que le temps passe vite...)


 

Le sentiment qu'à nouveau tout est possible.

 

♬♪♫ Chabadabada ♬♪♫

France-Culture.jpg

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 16:38

J'ai toujours eu un faible pour le lycée.

 

Les couloirs bondés qui se vident en une poignée de secondes.

Les longues heures de "trou" passées sur les bancs de la cour.

Les chewing-gums collés sous la table.
 
 
Avec bien évidemment une légère tendance à sublimer mes souvenirs.
(en même temps c'est plutôt tentant: de vacances toutes les six semaines, je suis passée à tous les six mois, qui ne serait nostalgique dans ce cas, franchement?)
 
 
Est-ce pour cela que j'ai tant aimé "Simon Werner a disparu"?
Parce qu'il contenait tous les ingrédients du lycée tant aimé: la star,
 
Peut-être, mais à mon avis il n'y a pas que ça.
 
J'ai beaucoup aimé la construction de ce film, où comment les mêmes événements peuvent être perçus de manière totalement différente par chacun.
J'ai beaucoup aimé la mise en scène.
En fait je crois que j'ai surtout aimé me replonger dans mes fantasmes d'adolescente (une fois n'est pas coutume).
(et puis il y a des beaux gosses aussi, ce qui n'est pas négligeable)
 
Et depuis j'ai (presque) envie de retourner au lycée.
SIMON-WERNER-A-DISPARU_04-1024x768.jpg
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 00:29

Depuis dimanche dernier.

(effet collatéral de Jason?)

 

J'avoue, vers la fin je ne me suis pas vraiment investie.

 

Cela dit, je lui suis quand même infiniment reconnaissante d'avoir accru mon vocabulaire.

Mon expression préférée: "elle s'en souciait comme un poisson d'une pomme".


J'ai bon espoir de la placer inopinément dans une conversation, l'air de rien.


 

Mais ce qui est le plus étrange dans tout ça, c'est que j'ai presque envie de remettre ça avec lui.

(éternel retour ou pur masochisme?)

 

Enfin, soyons clairs: d'abord j'ai dit "presque", et puis j'ai d'abord envie de profiter de Patrick et des autres maintenant que je suis liiiibre!!!

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 18:15

Comme si le gris et le froid ne suffisaient pas.

En plus de cette pâle lumière de septembre.

De cet automne qui vient de commencer et dont je me lasse déjà.

 

Il a fallu qu'il pleuve.

Obéissant à une obscure loi de la Nature selon laquelle le dimanche d'automne est pluvieux.

(mais pas forcément heureux)

Toute la journée.

(bon d'accord, pas toute la journée, mais la majeure partie du temps quand même)

Fort.

Sans s'arrêter.

(et dire que dans mon quartier ils organisaient un vide-grenier... les pauvres... j'espère que la mairie rembourse les stands dans ce cas)

 

Heureusement, ce dimanche soir il y avait Jason Bourne.

Ou l'incarnation du héros à dimension humaine.

Qui peut inventer des pièges en moins d'une minute.

Qui peut courir et anticiper la suite des événements en même temps.

(peut-être le seul homme de la planète à pouvoir faire deux choses en même temps, ce qui prouve une fois de plus - si tant est que cela fut nécessaire - son indéniable supériorité)

 

Tout en cherchant à venger sa fiancée.

 

Car Jason n'est pas seulement un homme d'action.

C'est aussi un homme de coeur.

(tadada!)

 

Ma copine Julia avait bien raison.

NDLR: quand j'étais au CP, j'ai fêté mon anniversaire et ma copine Julia m'avait alors offert une photo (une vraie photo, hein, pas une image Panini) de Mac Gyver et avait déclaré que de toutes façons les américains étaient les plus beaux mecs de la planète. A cinq ans.

 

 

Qu'ils me sembleront longs les dimanches soirs désormais, privée de la présence de Jason alors que je commençais à peine à m'y habituer!

En plus à cause de lui j'aime presque Moby maintenant, c'est malin (et surtout révélateur de ma perméabilité à son contact). J'ai limite envie de le télécharger et de l'écouter en boucle sur mon ipod, comme je l'ai fait avec toutes ces chansons neuneus à mon retour de vacances.

 

 

 

* Thank God Jason Bourne Does Exist. J'avais initialement envie de la faire encore plus longue, genre Thank God Jason Bourne Does Exist In This Fucking Raining Day of September mais j'ai eu pitié.

Cela dit, j'aime beaucoup le concept de tout thank-godiser comme ça.

 

Je tiens à préciser qu'en dépit de ce temps morne et ô combien déprimant, je suis sortie de mon lit, et même de chez moi (miracles de l'appel du croissant du matin, et du sport libérateur d'endorphines en fin de journée).

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 16:41

... d'emmener Patrick au lit avec moi.

(félicitez-moi)

 

Mais, avant de remplir mes obligations envers Marcel, j'ai cherché du réconfort auprès d'Horatio.

(oui, je sais, mais en même temps je suis en auto-redressement fiscal pour cause de craquages variés, donc en mode apéros limités et besoin de réconfort suprême)

 

Horatio et moi, c'est tout un poème, et surtout tout sauf une évidence.

Parce que bon c'était pas gagné.

Le premier dans mon coeur c'est Grissom.

Mais le problème avec Grissom c'est qu'il n'est pas toujours là quand j'ai besoin de lui.

 

Et un jour je suis tombée par hasard sur Horatio...

... sa petite phrase réconfortante avant chaque générique

... ses lunettes de soleil

... sa tête qui se penche vers la gauche

 

Et depuis ce jour-là, il me réconforte à tous les coups.

 

 

Et oui, je sais bien que c'est totalement irrationnel.

 

 

La preuve en images:

horatio460.jpg

et que les choses soient claires: non, il n'a pas la peau grêlée!

 

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:05

Je suis bien embêtée car j'aurais bien aimé aimer davantage votre dernier film.

Parce que j'avais bien aimé le "Petit lieutenant".

Parce que j'aime beaucoup Lambert Wilson et Michael Lonsdale.

 

Sauf que là je suis un peu désemparée.

 

Alors oui, j'ai aimé suivre le quotidien des moines de Tibhirine (au début du film).

(mais bon en même temps j'ai un terrain très favorable: chaque fois que je visite une abbaye sympathique j'ai envie de devenir moine, à Fontenay j'ai cru devenir mystique et papiste tellement ça avait l'air chouette la vie là-bas) (oui j'ai une attirance pour l'austérité, ET ALORS?)

 

J'ai vraiment été touchée par leur vie en communeauté, les relations qu'ils avaient entre eux et avec les autres. Et j'ai aimé la pudeur avec laquelle tout cela était filmé.

 

La très belle photo.

 

J'ai même eu des frissons pendant le chant que les moines opposent au bruit oppressant de l'hélicoptère qui survole le monastère.

 

Sauf que je ne sais pas.

 

L'émotion m'a paru facile parfois.

Oui, les beaux plans sur ces moines sont beaux, mais franchement, le lac des cygnes??? Alors c'est sûr, j'ai pleuré. Mais c'est facile de pleurer dans ces conditions.

 

 

Et au final, il en reste quoi?

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:40

... c'est qu'il ne sait pas me retenir.

 

Pourtant c'est pas faute d'essayer.

 

Car nos débuts, même s'ils n'étaient pas prometteurs, laissaient présager d'un meilleur avenir... Même si parfois c'était long (surtout les passages où il feinte pour obtenir un baiser de sa mère avant d'aller se coucher, j'ai vraiment cru mourir, c'était interminable et très irritant en plus) (enfin ça m'a irritée - je prends les devants face aux proustiens purs et durs), souvent la magie se produisait. Alors touchée par sa senibilité, et surtout impressionnée à choisir les bons mots pour décrire des impressions/sentiments/situations que j'arrive difficilement à définir, je me suis acharnée.

Il faut également dire que le contexte cévenol était plutôt propice à ce rapprochement.

(le silence, la montagne, la chaise longue, lui et moi, chabadabada...)

Je suis venue à bout de cette première partie, et étais conquise par la deuxième dès la première page.

J'y ai vraiment cru alors, grâce à Odette notre affaire prenait une tournure plus intéressante.

Sauf que.

Je me suis lassée de ses longues phrases.

Que j'ai fini par trouver ennuyeuses.

Où même ses mots si justement choisis ne m'éblouissaient plus.

 

Alors je me force à aller au bout - parce que je sais aussi que si je laisse tomber maintenant je ne parviendrai jamais au bout (et pourtant, Dieu sait que les autres, sur ma table de chevet, me tentent avec leurs belles couvertures, leurs titres alléchants, porteurs d'une multitude de promesses...).

 

En attendant d'en avoir fini avec Marcel (pardon Marcel, tu sais combien j'aurais aimé que ça marche, mais là c'est juste pas possible), je me console avec Patrick qui ne m'apporte, lui, que du bonheur dans le métro.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 10:44

Quand j'étais une jeune étudiante,

c'est-à-dire que je n'avais pas vingt ans, que je n'avais connaissance ni de l'existence des crèmes anti-rides, ni des avis d'imposition (et par conséquent des échéanciers à négocier), pas plus que des joies des courses hebdomadaires. Quand j'étais encore un grand bébé en fait.

 un de mes professeurs m'avait raconté que quand il était jeune il s'arrangeait toujours pour se faire inviter à dîner car tout son argent passait dans les fringues.

vous vous doutez donc que j'ai fait une école de mode, on imagine difficilement un prof de philo d'Henri IV raconter ce genre d'anecdote à ses élèves...

 

A l'époque je n'avais pas compris. Cet homme est fou, m'étais-je dit, comment peut-on se priver autant pour un pull???

(et pourtant Dieu sait que je ne suis pas une grande gourmande)

 

C'est récemment que j'ai bien compris.

 

Trop compris même.

 

Depuis que j'ai consulté mes comptes hier soir je pense me nourrir exclusivement de nouilles chinoises instantanées (80cts le sachet, qui dit mieux?) jusqu'à Noël pour pouvoir:

- payer mes impôts

- combler mon découvert

- renflouer mon LDD (parce que bon j'ai généreusement pioché dedans pour assouvir mes caprices chaussures) (mais la rentrée c'est trop dur, il faut au moins deux paires de chaussures pour y survivre)

et j'en passe...

 

 

Reality sucks, je l'avais bien dit.

 

 

NDLR: je tiens à préciser que je ne dépense pas TOUT mon argent dans les fringues, il y a aussi les livres et l'alcool (dans cet ordre).

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